29 octobre 2009
A LA POINTE SAINT MATHIEU
(Lok Mazé en breton)
C'est la pointe du Finistère située à proximité du Conquet. Elle est bordée de falaises avoisinant 20 m. de hauteur.
Ormis les ruines de l'abbaye remontant du 12ème au 16ème siècle et qui virent l'apogée de la ville de Saint-Mathieu au 14ème siècle, il y a aussi le phare d'une portée de 53 kilomètres. Du haut de ce phare on aperçoit le goulet et la rade de Brest, la presqu'île de Crozon, la pointe du Raz, les îles de Molène, Ouessant ....
J'aime particulièrement le visage anonyme de cette paysanne bretonne, oeuvre de Quillivic, LE MONUMENT AUX MARINS.
En coiffe de deuil, le regard songeur et douloureux, les mains jointes dans un geste de prière, elle symbolise le souvenir, mais aussi l'âme de ce rude terroir. Du haut de stèle de granit, entourée de vestiges de guerre et de grandeur, de violence et de paix, elle contemple l'immensité de l'océan et du ciel, comme les moines de saint-Mathieu du haut de leurs remparts.
Douloureuse mais sereine, elle monte la garde et elle attend. (Chanoine Elies)
Les siècles passent, les hommes meurent ...
Les cités disparaissent, les royaumes s'écroulent ...
Leur âme demeure, éternelle,
Et peuple la solitude ...
27 octobre 2009
SOLOGNE
A cette saison, les forêts de Sologne sont spendides avec leurs mille couleurs .....
et idéales pour faire du poney .....
enfin .... quand ils veulent bien avancer !
Deux petites filles en ont bien profité, entre deux séances de jeux d'eau.
Elles ont collecté des glans, des feuilles mortes, des mousses, des écorces..... et derrière les vitres du cottage, observé les écureuils.
Elles ont aussi visité la ferme.
Bien agréable séjour !
17 octobre 2009
A PARIS
décidément le rythme n'est vraiment pas le mien ! Mais quelle ville magnifique !
Vierge à l'enfant dans l'église Sainte-Eustache.
Nous allons de loin en loin à Paris passer quelques jours et chaque fois j'en reviens émerveillée.
Il y a toujours quelque chose à découvrir.
Ne serait-ce que cet extraordinaire plafond d'un hall dans le palais du Louvre,
ou bien cette gigantesque et parfaite tête de pharaon.
J'ai également fait une escale à "la Droguerie"..... mais çà c'est une autre histoire .....
BON DIMANCHE.
19 septembre 2009
OUESSANT
Trois jours passés sur l'île d'Ouessant, ce sont trois jours magiques.
Une immersion en pleine nature, à l'état brute.
Qui dit grandes marées d'équinoxe, dit rochers battus par d'immenses vagues.
Il y eût sur l'île une centaine de moulins à grains construits en bois ; voilà l'unique "survivant" !
Des fenêtres aux superbes rideaux et aux volets vitrés afin de se protéger du vent tout en préservant la lumière du jour.
Au retour, le grand vent d'est subsistant, le départ du bateau s'est exceptionnellement effectué de Lampaul, ce qui nous a permit de passer tout près du phare de la Jument.
SEJOUR INOUBLIABLE.
15 juillet 2009
SA JUMELLE
Après la Sèvre Niortaise, je ne peux que vous parler de
la Sèvre Nantaise
et il faut bien le dire, elle celle la plus douce à mon coeur car je suis née et j'ai grandi au bord de ses rives.
Petite rivière au caractère sauvage, elle coule entre coteaux boisés et prairies dans un paysage vallonné.
Encombrée de rochers ou dessinant des îlots, la Sèvre Nantaise s’écoule de chaussée en chaussée,
petits barrages associés à une grande quantité de petits moulins très variés dans leur taille et dans leur architecture.
Avec ses affluents (la Moine - la Maine) elle offre des endroits bucoliques pour flâner au bord de l'eau et éveiller tous nos sens.
Longue de 126 km, elle se jette avec fougue dans les bras de la Loire après avoir serpenté dans le bocage vendéen et galopé sous les remparts de Tiffauges et de Clisson.
13 juillet 2009
UNE DES DEUX
Par un spendide après-midi de printemps, en partant de Marans, il fut si agréable d'embarquer en bonne compagnie sur un petit bateau de location et de remonter pendant quelques kilomêtres cette calme rivière...
LA SEVRE NIORTAISE
Ce petit fleuve côtier qui prend sa source près de Sepvret dans le département des Deux-Sêvres descend par le marais poitevin avant de se jeter dans l'Atlantique. Il fait environ 158 km.
Avec ses affluents (dont la Vendée) la Sêvre Niortaise forment un domaine navigable de plus de 100 km. Intégré à son complexe hydraulique, le canal maritime de Marans fut creusé à la fin du XIXe siècle pour desservir le port.
Les paysages y sont superbes, et si reposants. La bonne humeur ne nous a donc pas quittée durant toute la balade ; nous avons admirer les fleurs bordant les rives, la luminosité du ciel et les reflets sur l'eau, et rencontrer un petite tribu de canards sauvages avec ses nouveaux-nés.
Et voilà comment nous avons gravés dans nos mémoires le doux souvenir d'un bel après-midi.
06 novembre 2008
TRABOULES
Je reviens de Lyon, et j'ai envie de vous parler des "fameuses" traboules.
Le mot traboule est uniquement lyonnais. C'est en fait une voie, souvent étroite, débutant par un couloir d'entrée et traversant les bâtiments pour relier une rue à une autre.
A Lyon on en dénombre environ 500. Certaines comportent des escaliers car elles relient des rues ayant un fort dénivelé.
Il est impossible de dater précisément l'apparition des premières traboules. Elles auraient été construites au IV° siècle, lorsque les habitants de Lugdunum manquant d'eau se sont installé au bord de la Saône. Elles servaient alors à rejoindre rapidement le fleuve passant au pied de la colline de Fourvière.
Plus tard, les canuts établis sur la colline de La Croix-Rousse s'en servaient pour rejoindre les marchands de tissus installés en bas, et transporter leurs étoffes à l'abri des intempéries.
Elles ont aussi servi d'abris et de chemins pour les mouvements populaires lors de l'épisode de la révolte des canuts par exemple. Les résistants lors de la seconde guerre mondiale les utilisèrent également.
12 octobre 2008
ENCLAVE
Un peu de géographie ! Origine de l'enclave dans la Drôme
Le canton de Valréas ou l'enclave des papes : une particularité du Vaucluse. Pourquoi le département de Vaucluse possède une enclave dans la Drôme ?
En 1317, après son élection à Lyon, le Pape Jean XXII, très malade, au cours d'une étape sur le chemin d'Avignon, goûta un vin de Valréas. "Il s'en trouva fort ragaillardi", et même très vite guéri. Il conclut que ce vin était miraculeux. Aussi, pour en disposer à sa convenance, il acheta la cité au Dauphin du Viennois. L'Eglise, héritant les biens des Templiers, Richerenches agrandit le territoire en 1320, puis Visan en 1344 et Grillon en 1451. L'Enclave était née ! Cette enclave permettait surtout au Pape de posséder une place-forte papale au sein des Etats du Dauphiné, propriété du Royaume de France. Elle fut délimitée par des bornes papales que l'on peut encore admirer à certains endroits (le circuit est disponible au Point-Tourisme).
Mais, curieusement, en traçant les limites définitives, l'administration pontificale s'aperçut qu'une petite bande de terrain, appartenant au Dauphiné, séparait toujours le Comtat Venaissin de la Région de Valréas. Le Pape s'efforça donc de racheter cette petite bande de terrain mais, en vain, le Roi de France s'y opposa, inquiet de l'avancée du Saint-Siège dans le Midi. Toute communication entre les deux possessions pontificales était donc impossible, sans franchir le territoire français.
En 1791, après la Révolution, l'Enclave des Papes, dépendant du Comtat Venaissin, fut rattachée à la France. A la formation des départements, les habitants de l'enclave furent consultés par référendum afin de décider de leur rattachement au Vaucluse ou à la Drôme. Désirant rester provençaux, les habitants votèrent pour le rattachement de l'Enclave des Papes au Vaucluse et devinrent vauclusiens tout en étant enclavés dans la Drôme !
L'Enclave des Papes devint ainsi une véritable enclave vauclusienne en terre drômoise, unique en son genre !
26 août 2008
TILLEULS DE SULLY
Monsieur Kernini a pris cet été une très belle photo d'un tilleul de Sully à Chateauvieux (Rhône)
On dit que le roi Henri IV ordonna la plantation sur tout le territoire français de tilleuls, appelés "tilleuls de Sully" du nom de son ministre des finances, souhaitant ainsi le reboisement, les forêts étant trop exploitées.
Trés probablement, le célèbre ministre, a obtenu un édit du roi Henri IV, ordonnant de planter sur les places des églises du royaume ou dans les cimetières, des tilleuls ou des ormeaux afin d'abriter les réunions publiques, coutume en usage au 16 ème siècle. Il désirait que les habitants qui venaient entendre la parole de Dieu puissent discourir sous les ombrages, de leurs intérêts et de ceux de la paroisse.
Ainsi également, signe de relèvement, d'autres tilleuls furent plantés à la même époque, généralement destinés à ombrager les chemins du royaume que l'on remettait en état après les ravages des guerres de religion.
Autres tilleuls de Sully, tous si majestueux...
21 août 2008
ECRIN DE VERDURE
Nous allons parfois nous promener le long du canal qui va de Marans à La Rochelle. Nous le rejoignons au lieu dit « Mouillepied ». Nous y croisons des pêcheurs, des cueilleurs de mûres, de champignons... et des ramasseurs de « cagouilles »... Le calme sur ses berges, est en tout cas assuré.
Il relie en 24 km et 4 écluses, la Sêvre Niortaise à La Rochelle. Construit sur décision de Napoléon 1er , les travaux débutèrent en 1806, le canal fût ouvert seulement en 1875, pour atteindre La Rochelle en 1883.
Il a été creusé par les bagnards de la région.
Près de Dompierre sur mer, il fut nécessaire de creuser un tunnel appelé le tunnel de Saint-Léonard, pour permettre le passage du canal. Ces travaux durèrent eux-mêmes 60 ans.
On posa la terre extraite du canal lors de son creusement en remblai sur sa rive gauche. Une voie ferrée y vit donc rapidement le jour, et l'activité du canal fut par conséquent très brève... Radié, il est actuellement concédé depuis 1978, au département de la Charente Maritime pour une durée de 50 ans.
Quoiqu'il en soit, c'est un hâvre de paix qu'il est bon de connaître pour faire des escapades pédestres parmi la faune et la flore, au milieu de paysages sereins, dans un univers presque insolite...














































